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Tous nos conseils pour débuter le dockstart en surf foil

  Tous nos conseils pour débuter le dockstart en surf foil « Ce n’est pas pour nous les vieux, c’est pour les jeunes qui ont la pêche et le sens de l’équilibre » — On peut entendre ce type d’argument sur les plages....

Tous nos conseils pour débuter le dockstart en surf foil
    Bruno Sroka
    Publié le Mis à jour le
    15 min de lecture

     

    Tous nos conseils pour débuter le dockstart en surf foil

    « Ce n’est pas pour nous les vieux, c’est pour les jeunes qui ont la pêche et le sens de l’équilibre » — On peut entendre ce type d’argument sur les plages. C’est totalement faux. Ce guide ultime pour débuter le dockstart en surf foil s'adresse à tous les pratiquants, quel que soit l'âge ou le niveau. Nous allons vous donner toutes les étapes, les conseils pour apprendre facilement, et les informations pour choisir le bon matériel pour progresser ou performer, en abordant les différentes techniques.

    Débuter le dockstart nécessite beaucoup de répétitions pour passer les difficultés du départ. Mais vous y trouverez un excellent moyen d'entraînement quand le vent n'est pas présent pour faire du wing foil.

    Qu’est-ce que le dockstart ?

    Vous connaissez le dockstart ? C’est le machin où on se casse la gueule du ponton sur son foil, en se prenant pour des athlètes, et où on essaie de rester en l’air en se tortillant comme des vers. C’est marrant, écolo et bon pour perdre du bide. Pas besoin de vent, de vague ou d’aile pour faire du foil. Juste un bon équipement pour débuter, une planche légère et un spot avec un ponton et de l’eau assez profonde. Le dockstart, c’est la galère au début, mais ça s’apprend. Et c’est le pied pour progresser en pumping foil et se préparer au surf foil. C’est un très bon moyen pour se défouler en peu de temps. Renforcement musculaire garanti !

    dockstart pumping foil

    Comment débuter le dockstart en foil : les étapes pour réussir 

    1 – Choisir un ponton ou un quai adapté

    Le premier conseil pour réussir le dockstart est de choisir le bon spot. Pour pratiquer le dockstart en foil, il est indispensable de trouver un ponton large et stable qui vous permette de courir avec la planche dans les mains. Évitez les quais ou pontons étroits ou instables qui pourraient vous déséquilibrer lors de la prise de vitesse.

    Choisissez de préférence un ponton flottant, où votre aile avant pourra passer en dessous du quai sans vous gêner en courant. Un ponton entre 30 et 60 cm de hauteur par rapport à la surface de l'eau est parfait. Il faudra adapter la hauteur du mât à la hauteur du ponton : un ponton haut nécessite un mât plus long, un ponton bas permet d'utiliser un mât plus court. Pensez également à vérifier la profondeur : une eau suffisamment profonde est indispensable pour éviter le contact avec le fond, notamment lors des premières sessions où la maîtrise de la hauteur de vol est encore approximative.

    2 – Générer de la vitesse en courant

    Pour réussir un dockstart en foil, vous devez générer de la vitesse en courant sur le ponton ou le quai avec la planche dans les mains (tenez la planche par les rails) et positionnez le foil légèrement sous l’eau. Essayez de courir le plus vite possible tout en gardant votre équilibre. En général plus votre foil sera petit, plus vous devrez prendre de la vitesse. Certains grands foil comme notre 2000 HA ne nécessitent presque pas de vitesse pour partir, nos riders arrivent même à partir sans élan. Donc adaptez votre vitesse de déplacement à la puissance et surface de votre ailette avant.

    dockstart pumping moulin blanc 2000 ha

    3 – Sauter sur la planche et maintenir l’équilibre

    Une fois que vous avez généré suffisamment de vitesse en courant, il est temps de sauter sur la planche. Pour cela, lâchez le rail avant de la planche pour poser votre main avant sur la surface de la planche, et sautez dessus en atterrissant avec vos pieds bien positionnés. Vous pouvez vous aider de la position de vos mains pour positionner vos pieds au plus proche de la position idéale.

    La position des pieds est très importante, car un mauvais placement est difficile à rattraper. À vous de définir votre position optimale. En général sur une petite planche, le pied arrière se trouve pile au-dessus du mât et le pied avant se situe juste derrière la main avant qui est positionné sur le pont.

    Conseil de Bruno SROKA : Gardez votre regard fixé vers l’avant et essayez d’être le plus stable et “droit” possible lors de l’atterrissage. “Droit” signifie que votre centre de gravité doit se situer au-dessus la planche. Si vous êtes trop en avant, en arrière à gauche ou à droite, vous partez avec un déséquilibre qui sera difficile à corriger.

    4 – Rester en l’air : maîtriser le pumping foil

    Une fois que vous êtes bien positionné sur la planche, il est temps de commencer à pumper et planer le plus longtemps possible. Pour cela, continuez à générer de la vitesse avec le pumping et faire osciller son foil vers le bas puis alléger vos appuis pour que le foil remonte. Idéalement, ce ne sont pas juste les jambes qui travaillent, il faut réussir à transmettre de l’énergie au foil en utilisant toute la masse de son corps à l’aide du déséquilibre.

    Gardez votre regard fixé vers l’avant et essayez de garder votre centre de gravité au-dessus de la planche dans les airs.

    Voler le plus haut possible réduira la trainée en foil et donc permettra de voler plus longtemps avec le minimum d’effort.

    Le mouvement des bras au pumping : au départ, on peut s’aider des bras pour s’alléger, cela permet aussi de donner une fréquence, un rythme de pumping. Au fur et à mesure de votre niveau, l’utilisation des bras est moins nécessaire.

    En suivant ces étapes et en pratiquant régulièrement, vous devriez être capable de maîtriser la technique du dockstart en foil et de décoller rapidement et facilement depuis n’importe quel ponton ou quai.

    Votre première session de dockstart : à quoi s'attendre ?

    La première session de dockstart est une expérience à la fois frustrante et motivante. Voici ce que vous devez savoir avant de vous lancer :

    • Attendez-vous à tomber souvent. La répétition et pratique est la clé. Chaque essai vous apprend quelque chose.
    • Commencez avec un grand foil. Une aile avant avec beaucoup de surface pardonne les erreurs de départ.
    • Fixez-vous des micro-objectifs. Lors des premières sessions, l'objectif est simplement de tenir debout sur la planche après le saut, avant même de penser à voler.
    • Prévoyez 30 à 60 minutes d'entraînement — le dockstart est physiquement intense. Renforcement musculaire garanti, notamment pour les jambes, le dos et les abdominaux.
    • Filmez-vous. Revoir sa technique est l'un des moyens les plus efficaces pour identifier ses erreurs et progresser en dockstart.

    Erreurs courantes et conseils pour éviter les mauvais départs

    Voici les principales erreurs à éviter, et les petits plus à se rappeler :

    • Privilégiez un foil rigide qui permet de retransmettre automatiquement vos appuis sur le foil. Vous gagnerez en efficacité.
    • Chute et contact avec le fond : choisissez un spot avec une eau suffisamment profonde. Vérifiez qu’il n’y a pas de boute ou chaîne sous le ponton pour éviter d’abîmer le foil. 
    • Mauvais positionnement des pieds : un mauvais placement à l'atterrissage est très difficile à corriger en vol. Travaillez ce geste à sec sur le ponton avant de vous lancer.
    • Trop de vitesse de course ou pas assez : adaptez toujours votre prise de vitesse à la surface de votre front wing. Un grand foil HA demande moins d'élan qu'un foil mid aspect compact.
    • Évitez de cogner votre planche en permanence sur le ponton pour préserver votre matériel le plus longtemps possible.
    • Quand vous tombez, essayez de retenir votre planche pour éviter qu’elle parte cogner dans un bateau si vous êtes dans un port.

    Quel matériel choisir pour pratiquer le dockstart ?

    Vous voulez quand même vous lancer dans le dockstart ? Il faut d’abord choisir un bon matos, sinon vous allez galérer. Le plus important, c’est le foil, car c’est lui qui va vous faire voler ou vous faire plonger.

    Le choix du foil

    Il y a différents types de foils selon leur aspect ratio, c’est-à-dire le rapport entre la longueur et la largeur de l’aile. Plus l’aspect ratio est élevé, plus l’aile est longue avec peu de cordes. Plus l’aspect ratio est faible, plus l’aile a de corde et moins elle a d’envergure.

    Les foils low/mid aspect

    Les foils à aspect ratio moyen (mid aspect) sont les plus faciles pour débuter. Ils sont plus simples à gérer et à décoller en dockstart. On appelle un foil Medium aspect ratio, un foil qui a moins d’envergure et plus de cordes. Avec ce type de foil, on rattrape facilement ses erreurs de départ grâce à leur maniabilité, qui permet de les remettre facilement dans l’axe voulu et à un très bon fond de puissance à basse vitesse. Cependant, ils planent moins longtemps que les foils high aspect (à taille plus ou moins égale) et vont donc nécessiter une fréquence de pumping plus élevée.

    Nos meilleures ailes mid aspect dédiées au pumping sont les ailes de la gamme classique, notamment les 1750 et 2000.

    Si vous prenez un foil trop petit ou trop technique, vous serez probablement en échec. Il faut donc accepter de prendre un foil facile qui va glisser un peu moins mais qui va vous permettre en tant que débutant de pomper sur quelques secondes à des dizaines de secondes.

    Les foils high aspect

    Les foils à fort aspect ratio (high aspect) sont les plus efficaces car ils offrent une meilleure glisse et planent beaucoup plus longtemps et facilement avec moins d’efforts. Ils sont faits pour ceux qui veulent faire des bornes en pumping. Par contre, ils sont plus techniques à maîtriser au départ et à relancer après un virage, à cause de leur grande envergure.

    Nos meilleures ailes HA dédiées au pumping sont les Lift 1350 et 2000.

    La 1350 sera parfaitement adaptée aux petits gabarits (inférieur à 70 kg) ou aux niveaux avancés qui veulent aller plus vite.

    La 2000 sera adaptée aux gabarits supérieurs à 70 kg ou tous ceux qui veulent glisser longtemps avec moins d’effort.

    Une aile avec beaucoup d’envergure, vous donnera beaucoup plus de glisse mais tournera moins vite. Donc si vous êtes la recherche de record en temps ou distance, nous vous conseillons d’utiliser ce type d’aile avant avec un aspect ratio important.

    Le choix de la hauteur du mât

    Le mât dans l’eau génère de la traînée. Donc si vous avez un long mât et que vous voulez très bas sur l’eau, alors vous aurez beaucoup de traînée. Pour être efficace en pumping, il faut voler haut sur l’eau pour avoir  moins de surface de mât dans l’eau et ainsi traîner moins d’eau. Donc un mât entre 70 et 80 cm semble parfaitement adapté. Plus on est haut sur l’eau et moins le foil est profond et donc moins il y aura de traînée autour du mât. Cette hauteur de mât est aussi déterminée par la hauteur du ponton. Si le ponton est haut, alors il faudra augmenter la hauteur du mât. Si le ponton est bas sur l’eau ou si vous souhaitez faire un beach start (départ de plage) alors le mât de 70 sera préconisé.

    Le choix de la longueur du fuselage

    Pumper c’est faire osciller son foil haut/ bas.

    La longueur du fuselage va influencer sur la fréquence de pumping et par conséquent sur la facilité à faire osciller le foil dans l’axe longitudinal. Plus le stabilisateur se trouve loin de l’ailette avant  (fuselage long) et plus il va stabiliser le foil dans l’axe longitudinal et ainsi freiner oscillation (l’oscillation sera plus difficile). Cependant pour les débutants, il y aura plus de temps pour améliorer son efficacité de pumping.

    Nous avons créé un fuselage spécial pumping où le mât est reculé de 3 cm par rapport aux autres fuselages SROKA. Ce qui permet d’avoir une meilleure répartition des appuis sur la jambe arrière et avant et ainsi optimiser le temps de vol.

    Un fuselage plus court facilitera les oscillations et par contre il sera moins stable mais plus joueur.

    Donc en fonction de votre niveau, vous pouvez rendre plus facile ou plus joueur votre foil en pumping.

    Le stabilisateur

    Par définition, le stabilisateur est là pour stabiliser et redonner un peu de portance sur le foil.

    Un grand stabilisateur facilitera le pumping au départ, en ralentissant un peu le foil et en donnant plus d’appuis sur le foil. Mais il bloquera un peu plus l’oscillation du foil et freinera un plus votre foil.

    Un stabilisateur plus petit augmentera la glisse du foil et stabilisera moins le foil. Par conséquent, il rendra le foil plus facile à l’oscillation. Il nécessitera plus de finesse dans les appuis et sera donc plus technique. (recommandé pour les bons rideurs).

    Nous avons développé un stabilisateur en 290 cm HA avec un fort allongement. Il permet de voler longtemps à moindre effort. Cependant, il fera ralentir le foil.

    L’objectif du pumping est de voler le plus longtemps et/ou de parcourir le plus de distance. Par conséquent, la vitesse nécessite beaucoup de vitesse et ne vous permettra pas de voler très longtemps. Dans l’optique de débuter en pumping ou de voler très longtemps, nous vous conseillons de prendre un stabilisateur plus grand (le 290 HA).

    Le choix de la planche

    Pour le pumping, choisissez une planche légère, compacte, solide, et rigide. La rigidité, c’est la clé pour envoyer de l’énergie dans le foil. Sinon, vous allez pomper dans le vide ( la planche va se déformer et vous fatiguer pour rien. Une planche compact inférieure à 4’0 est plus propice au pumping efficace.

    Quel volume de planche pour faire du dockstart?

    Un faible volume est préconisé. Vous pouvez utiliser votre planche de surf foil, mais le volume n’est pas nécessaire. Moins il y a de volume et plus il sera facile de pomper. Un volume autour des 14-17 L est une bonne alternative.

    Mini pocket 3'3 carbone SROKA

    Quelle longueur de planche pour faire du dockstart?

    Une planche trop grande sera pénalisant par rapport à une planche trop petite. En dock start vous n’avez pas besoin de longue planche. Si vous partez sur la 4’0 pocket ( 125 cm) ou la mini pocket 3’3 ( 97 cm) vous aurez les deux options les plus intéressantes pour vous. Les débutants opteront pour la planche un peu plus grande. Elle donnera plus de faciliter et de place pour se positionner dessus. La Mini pocket sera plus destinée aux riders exigeant, désirant d’une planche plus compacte et légère.

    Voir la mini pocket 3’3 et la pocket 4’0

    Quel est le meilleur spot pour débuter le dock start?

    Le ponton, la meilleure option pour débuter.

    Le dock start est un sport qui peut se pratiquer presque partout. Nul besoin de conditions particulières. Il suffit d’un endroit pour partir et de votre matériel.

    Le ponton est idéalement le meilleur endroit pour débuter en dock Start. Il est stable, facile à trouver et permet de remonter aisément sur le ponton après chaque essai. Idéalement il faut trouver un ponton avec un peu de longueur qui vous permettra de prendre de la vitesse. Faites attention aux obstacles se trouvant dans l’eau : bout, bouées ou autres. Si vous utilisez une aile avec beaucoup d’envergures, cela peut être pénalisant et engendrer une chute.

    Pour retrouver le ponton parfait proche de chez vous, utiliser google earth ou google map, cela vous permettra de trouver la meilleure option pour vous.

    L’échelle plantée dans le sable, ou départ de la plage pour les bons pratiquants.

    Si vous n’avez pas de ponton proche de là où vous êtes, vous pouvez créer votre « ponton » à l’aide d’une échelle pliante que l’on vient positionner dans l’eau. Cela ouvre le champ du possible à l’infini, cependant vous devrez perfectionner votre technique pour réussir à partir avec le minimum d’élan.

    Donc entrainez-vous sur le ponton à réduire la distance de course pour réussir à partir sans élan.

    La seconde option est de partir de la plage, on appelle ça le beach start. Si vous optez pour ce choix, partez sur un mât autour des 70 cm et idéalement une plage plongeant rapidement en profondeur. Cela évitera que votre foil tape le sable en permanence.
    Commencer par le dockstart n’est pas le plus facile. Si vous pratiquez le wingfoil, nous vous conseillons de vous habituer au pumping en tenant la voile par la poignée avant (en mode freefly) et en essayant de pumper au maximum pour rester en l’air. Vous pouvez faire de même en wakefoil en prenant de la vitesse derrière le bateau puis en lâchant le palonnier. Le surf foil est aussi une bonne méthode mais qui nécessite de maîtriser le take-off, ce qui n’est pas une mince affaire pour un débutant.

    Le pumping est une très bonne alternative quand le vent manque sur nos spots.

    Tout le matériel de dokstart

    Quels sont les bénéfices du dockstart ?

    Le dockstart et le pumping, c’est pas que pour le fun, c’est aussi pour le bien. Voici pourquoi :

    • Une bonne technique de pumping vous permettra de décoller plus tôt en wing. Vous pourrez aussi vous éviter quelques chutes quand vous passerez dans une molle, en pompant le temps de retrouver de l’air.
    • C’est utile pour connecter les vagues en surf foil ou pour voler en free fly en wing foil.
    • Cela renforce le cardio et les muscles des jambes, du dos et des abdominaux. Vous solliciterez les muscles des jambes pour donner des impulsions au foil, les muscles du dos pour maintenir la posture et les muscles abdominaux pour stabiliser le buste. Cela fait également travailler le cardio car il faut fournir un effort constant pour avancer.
    • C’est une parfaite solution pour s’entraîner quand le vent n’est pas présent. Très ludique quand on a passé les débuts. On peut facilement créer une émulation entre amis.
    • L’atout principal c’est le peu de matériel nécessaire. Il suffit d’un foil et d’une planche.
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