Parawing, pocket wing ou low kite : sous ces trois noms, une même aile bouleverse la glisse depuis quelques années. Compacte, légère, déployable en main au bout d'une petite barre, elle tient dans un sac à dos et change radicalement le rapport au matériel et à la session. D'où vient-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? Pourquoi explose-t-elle maintenant et pas vingt ans plus tôt ? Et qu'apporte-t-elle vraiment, par rapport à la wing, au kite ou au parapente ? Cet article propose un tour complet de la discipline : son origine, sa mécanique, ses usages, et la place qu'elle occupe dans l'évolution longue des sports de glisse.
La parawing : une voilure souple pilotée en main
La parawing est une aile de traction souple, pilotée au moyen d'une petite barre reliée à la voilure par des lignes courtes (environ 1,5 mètre), et qui sert principalement à propulser un rider sur une board équipée d'un foil.
Concrètement, la parawing se présente comme une petite voilure pliable, comparable à un parapente miniature dans son architecture. Elle n'a ni mât, ni boudin gonflé sous pression, ni armature rigide : sa forme est entièrement maintenue par la pression du vent qui s'engouffre dans l'aile (modèles monopeau) ou dans ses caissons (modèles double peau). Repliée, elle tient dans un mini sac à dos. Déployée, elle développe quelques mètres carreurs de surface, typiquement 3 à 5 m² pour une pratique en parawing foil.

À la différence d'une wing classique, la parawing n'a pas de leading edge gonflable ni de strut central, et ne se tient pas par des poignées fixées sur la voilure : elle se pilote au moyen d'une petite barre reliée à l'aile par des lignes courtes, dispositif hérité du kite. À la différence d'un kite, ces lignes sont radicalement raccourcies (environ 1,5 mètre, contre 20 à 25 mètres pour un kite classique). Cette miniaturisation rapproche le pilotage du rider, comprime radicalement la fenêtre de vol, et rend le déploiement quasi instantané. Enfin, à la différence d'un parapente, elle n'est pas conçue pour porter le rider en altitude : elle vole bas et sert exclusivement de propulsion.
Pour résumer : une petite voilure soufflée par le vent, qu'on pilote au bout d'une barre toute proche de soi, et qui transmet sa traction au rider et à sa board. Pour un kitesurfeur, c'est l'équivalent d'un foil kite qu'on aurait débarrassé de ses longues lignes, la barre est toujours là, mais raccourcie et ramenée près du corps. Pour un wingfoileur, c'est une voilure dont la rigidité aurait disparu au profit d'une aile légère, pilotée à distance, mais d'une distance minime.
Parawing, pocket wing, low kite : pourquoi trois noms ?
Trois noms circulent dans la communauté pour désigner ce même objet : parawing, pocket wing, low kite. Loin de se contredire, ces trois appellations éclairent chacune une facette différente de la discipline. La comprendre, c'est aussi comprendre comment ce mot est arrivé.
Parawing : l'héritage
Le mot parawing, contraction de "parachute" et "wing", apparaît dans les années 1960. À la NASA, l'ingénieur Francis Rogallo et le pionnier Domina Jalbert travaillent alors sur des voilures souples destinées initialement à la rentrée atmosphérique. Cette filiation explique l'architecture : voilure à caissons, gonflage dynamique par le vent, aucune structure rigide. Choisir le mot parawing, c'est inscrire la discipline dans une lignée d'inventeurs de l'aérostation moderne, celle qui a donné naissance au parapente et aux kites à caissons.

Pocket wing : l'ergonomie
Pocket wing est un nom plus récent, apparu vers 2020 dans l'écosystème wing-foil. Il caractérise l'objet par ce qui change radicalement la pratique : sa compacité. Là où une wing classique exige un sac dédié, un deuxième pour le foil, et un troisième pour la board, la parawing tient pliée dans un sac à dos. Elle se range sous un banc de bateau, se transporte à vélo, s'embarque pour une rando-foil. Choisir le mot pocket wing, c'est nommer cette révolution silencieuse : le matériel disparaît de la contrainte de la session.
Low kite : le comportement
Low kite est utilisé surtout par les pratiquants venus du kitesurf, attentifs à ce qui distingue la parawing du kite traditionnel. Mêmes principes (voilure souple, pilotage par barre et lignes), mais radicalement miniaturisés : les lignes passent de 20–25 mètres à environ 1,5 mètre, la barre rétrécit, et la fenêtre de vol se trouve radicalement compactée, réduite mais toujours présente. La parawing reste un objet de pilotage proche, sans envol vers la haute altitude : on est dans une relation directe et compacte au vent. Choisir le mot low kite, c'est nommer ce déplacement du paradigme : on quitte la haute altitude et la traction permanente pour un vol proche, modulable, autonome.
Trois noms, trois éclairages : l'héritage, l'ergonomie, le comportement. Aucun n'épuise l'objet, chacun en révèle une vérité. Dans la suite de cet article, nous emploierons le terme parawing par usage courant, mais l'objet décrit reste le même, quel que soit le nom qu'on lui donne.
Pourquoi la parawing apparaît-elle maintenant et pas il y a vingt ans ?
À première vue, la parawing semble être une idée évidente. Une petite aile souple inspirée du parapente, pilotée avec une barre comme un kite, suffisamment compacte pour tenir dans un sac à dos. Pourtant, si le concept paraît simple aujourd'hui, il n'aurait probablement pas pu rencontrer le même succès il y a vingt ans.
La première raison est technologique. La parawing est intimement liée au développement du foil moderne. Sans foil, une aile aussi compacte aurait dû fournir beaucoup plus de puissance pour faire avancer une planche à la surface de l'eau. Le foil change complètement l'équation : une fois décollé, il réduit drastiquement la traînée et permet de naviguer avec beaucoup moins de traction. Ce qui aurait été insuffisant pour une planche classique devient soudainement efficace.
La deuxième raison est liée aux matériaux. Les tissus modernes sont plus légers, plus résistants et plus stables dans le temps qu'au début des années 2000. Cette évolution permet aujourd'hui de produire des voilures compactes, performantes et suffisamment robustes pour être pliées, dépliées et transportées quotidiennement.
La troisième raison est culturelle. Les pratiquants recherchent de plus en plus la simplicité. Le succès du wingfoil, du SUP foil et du downwind témoigne de cette évolution. Les riders veulent moins de matériel, moins de logistique, moins de contraintes. La parawing répond précisément à cette attente : une aile légère, rapidement déployable, qui tient dans un simple sac à dos.
Enfin, la discipline arrive à un moment où les communautés du kite, du parapente, du foil et du wingfoil se croisent davantage qu'auparavant. Les idées circulent plus vite, les innovations se diffusent rapidement, et les pratiquants sont prêts à expérimenter de nouvelles approches. La parawing n'est donc pas une invention surgie de nulle part : elle est le résultat logique de plusieurs évolutions techniques, culturelles et sportives qui convergent aujourd'hui.
Comment fonctionne une parawing ?
Comprendre le fonctionnement d'une parawing, c'est saisir trois mechanisms complémentaires : comment l'aile prend forme, comment on la pilote, et comment elle transmet sa traction au rider et à sa board.
Une aile qui se gonfle par le vent
Sortie de son sac, la parawing est une voilure souple, pliée, sans forme propre. C'est le vent qui lui donne sa structure : présentée face au vent, l'air vient gonfler la voilure et la met en pression. En quelques secondes, l'aile prend sa forme aérodynamique et devient prête à voler. Trois architectures coexistent sur le marché : monopeau (peau simple, l'air sculpte directement la voilure), hybride (bord d'attaque en double peau et chute en simple peau), et double peau (caissons complets, à la manière d'un parapente). Quelle que soit l'architecture, le principe reste le même : aucun gonflage manuel, aucune pompe, le vent fait tout. C'est un héritage direct du parapente et des kites à caissons.

Un pilotage par barre courte
La parawing se tient au moyen d'une petite barre, identique dans son principe à celle d'un kite, mais radicalement raccourcie : les lignes mesurent environ 1,5 mètre. Cette proximité change tout. La barre se tient des deux mains, près du corps, et permet deux types d'actions. D'une part, faire pivoter l'aile dans la fenêtre de vol, en inclinant la barre vers le haut ou vers le bas. Ce geste, propre à la parawing, diffère du pilotage d'un kite traditionnel où le rider tire sur un côté de la barre. D'autre part, réguler la puissance, en jouant sur la position avant et arrière de la barre, ce qui permet de choquer ou border la voilure.
Sur les parawings équipées du PushBar System, ce choqué-bordé devient actif, dynamique et progressif : le rider peut réduire la puissance de son aile à la demande, là où les premières parawings ne permettaient qu'une régulation très limitée.
La traction sur la board
La parawing ne fait pas voler le rider : elle le tracte. Posé sur sa board (le plus souvent équipée d'un foil de parawing), le pratiquant utilise la traction de l'aile pour avancer, prendre de la vitesse, et faire décoller le foil. La fenêtre de vol, comprimée par les lignes courtes, reste suffisante pour permettre à l'aile de voyager du travers au près, et jusqu'à certaines positions de vent arrière. Comme avec une wing ou un kite, on peut remonter au vent, descendre au vent, et naviguer dans toutes les allures. Pour aller plus loin sur l'optimisation de votre cap au près, lisez notre article dédié : remonter au vent en parawing.

Une fois la session terminée, le rider récupère les lignes avant en remontant jusqu'à la voilure : cette manœuvre coupe la puissance de l'aile, qui retombe. L'ensemble se replie alors en quelques secondes dans son sac à dos. Aucun rinçage de mât, aucun rangement de lignes longues : la parawing reste compatible avec une pratique nomade.
Pourquoi la parawing arrive maintenant : hybridation et simplification
Le sociologue Christian Pociello, qui a théorisé la culture de la glisse dans les années 90, observait deux régularités dans l'évolution de ces disciplines : elles naissent toujours par hybridation de pratiques antérieures, et elles évoluent toujours vers plus de simplicité, qu'elles soient matérielles, techniques ou d'apprentissage.
Chaque sport est l'addition de deux ou trois pratiques qui ne se parlaient pas. La parawing n'échappe pas à la règle. Elle hérite de deux lignées distinctes qui se rencontrent pour la première fois sur ce mode d'usage. La première lignée, c'est la voilure souple, héritage du parapente et du foil kite : monopeau, hybride ou caissons, gonflage dynamique, pas de structure rigide. La seconde lignée, c'est le pilotage par barre et lignes courtes, héritage du kite mais radicalement miniaturisé : lignes de 1,5 mètre contre 20 à 25 mètres, fenêtre de vol radicalement compactée, proximité totale du rider.
Cette logique d'hybridation s'accompagne d'une trajectoire de simplification non moins constante.
Le matériel rétrécit. La planche à voile imposait un gréement complet, un mât, une voile et une planche encombrante. Le kitesurf a réduit l'encombrement mais ajouté lignes, barre et sac volumineux. Le wingfoil tient en une aile, une board et un foil. La parawing tient dans un sac à dos. En soixante ans, on est passé de la remorque au sac à dos.
L'apprentissage raccourcit également. On apprenait la planche à voile pendant plusieurs semaines. On apprend le wingfoil en trois à sim jours, la parawing en deux à trois jours. La barrière à l'entrée s'effondre.
Cette double simplification n'est pas un accident commercial : c'est la trajectoire de fond de la glisse depuis soixante ans. Pour savoir si cette discipline correspond à vos attentes, consultez notre guide : parawing ou wingfoil : quel sport pour quel profil ?
Une aile, plusieurs terrains
L'une des particularités les plus frappantes de la parawing tient à sa polyvalence d'usage. Là où la plupart des engins de glisse sont conçus pour un seul milieu (l'eau pour le wingfoil, la neige pour le snowboard, l'asphalte pour le skate), la parawing transcende ces frontières. Une seule aile, plusieurs terrains.
Sur l'eau, la parawing trouve naturellement sa place avec le foil : associée à une board à foil, elle permet le wingfoil version ultra-portable, mais aussi le downwind en SUP foil avec une option de retour autonome. Elle s'invite également sur les engins traditionnels de glisse hauturière : SUP de downwind, kayak de mer, pirogue, va'a polynésien, surfski. Dans toutes ces pratiques, la parawing apporte un complément de propulsion qui change la portée de la session et l'autonomie du pratiquant. Elle ne remplace pas la pagaie ou la voile, elle s'y ajoute quand le vent le permet.
Sur terre, la parawing s'adapte à tous les supports roulants : mountainboard sur la plage de sable damé, longboard sur les parkings désertés, skate dans les zones plates, voire trottinette adaptée. Elle ouvre la pratique des sports de traction terrestre à un public qui n'a ni la place ni le matériel pour un kite classique, ni le terrain pour un char à voile. Le sac à dos remplace la remorque, chaque session est une nouvelle surprise.

Sur neige enfin, la parawing rejoint la famille des sports de glisse hivernale : snowkite, parawing-ski, parawing-snowboard. Sur les plateaux enneigés, sur les lacs gelés, ou dans les zones hors-pistes adaptées, la parawing offre la même légèreté et la même rapidité de déploiement qu'à l'eau. Une seule aile traverse les saisons.

Cette polyvalence ne se limite pas aux pratiques sportives. La même qualité de légèreté, de compacité et de déploiement rapide ouvre à la parawing un champ d'usage encore plus large et inattendu : celui de la sécurité maritime.
Vers un standard de sécurité maritime ?
Aucun engin de traction nautique n'a jamais combiné légèreté, encombrement minimal et déploiement rapide comme la parawing. Cette particularité ouvre un terrain d'usage inédit, situé hors du champ de la glisse pure : celui de la sécurité maritime.
Une parawing hérite de l'architecture du parapente : voilure à caissons (ou monopeau, ou hybride), gonflée par le vent lui-même. Là où une wing ou un kite repose sur des boudins gonflés sous pression, donc crevables, la parawing n'a aucune structure pressurisée. Pas de boudin, pas de leading edge sous tension, pas de crevaison possible au sens classique du terme.
À cela s'ajoute une différence de nature avec l'équipement de sécurité nautique existant. Tous les dispositifs actuels (VHF, EPIRB, PLB, fusées, AIS personnel) servent à signaler une détresse et à appeler les secours. La parawing est le premier équipement léger qui rend au rider son autonomie de retour. C'est une différence de nature, pas de degré : on ne signale pas, on rentre.
Le premier scénario est celui du wingfoil en croisière. Lorsque l'on mouille à la voile sous le vent d'une île, comme la pratique l'impose, on navigue mécaniquement sous le vent du mouillage. En cas d'incident (crevaison de la wing, perte de matériel), la dérive éloigne du bateau et de la côte. Une parawing dans le sac à dos transforme la situation : retour autonome, visibilité accrue, cap maintenu.
Le second scénario est celui du downwind à la pagaie. SUP, kayak, pirogue, va'a, surfski : tous ces engins de glisse hauturière éloignent rapidement leur pratiquant de la côte. En cas de fatigue, de changement de conditions, ou de matériel défaillant, la parawing offre un moyen de retour sans appel aux secours.

Au-delà de la glisse, l'usage peut s'étendre à la plaisance traditionnelle. Annexe en panne de hors-bord, petit voilier en avarie, navigation côtière dans des zones reculées : la parawing redevient ce qu'elle est fondamentalement, un engin de traction léger et déployable rapidement. À mesure qu'elle se démocratise (poids, prix, simplicité de déploiement, PushBar System), son intégration aux pratiques nautiques au-delà de la glisse devient une question de temps.
Les générations technologiques de la parawing : vers une nouvelle étape
L'histoire des sports de glisse montre que les innovations majeures apparaissent rarement d'un seul coup. Elles se construisent par générations successives, chaque étape cherchant à résoudre les limites de la précédente.
La première génération de parawings a démontré la faisabilité du concept. L'objectif principal était de proposer une aile extrêmement légère, compacte et simple à transporter. Ces premières voilures ont ouvert la voie à une nouvelle pratique du foil et du downwind, mais leur plage de vent restait limitée par l'absence d'un véritable contrôle dynamique de la puissance.
La deuxième génération a concentré ses efforts sur l'optimisation aérodynamique. Les profils se sont affinés, les comportements en vol se sont améliorés, et les fabricants ont cherché à accroître la stabilité ainsi que les performances au près et au portant.
Une troisième génération semble aujourd'hui émerger. Son objectif n'est plus seulement d'améliorer le profil de l'aile, mais d'agir directement sur le contrôle de la puissance disponible pendant la navigation. L'enjeu devient alors d'élargir la plage de vent utilisable, de réduire le nombre d'ailes nécessaires et d'augmenter le niveau de contrôle du rider.
Cette évolution s'inscrit dans une logique déjà observée dans d'autres disciplines de glisse : après la phase de découverte puis la phase d'optimisation, vient la phase du contrôle actif. Dans cette perspective, les systèmes permettant de moduler plus efficacement la puissance de l'aile pourraient constituer l'une des prochaines étapes importantes du développement de la parawing.
L'histoire dira quelles technologies s'imposeront durablement. Mais une chose paraît certaine : la discipline n'en est probablement qu'au début de son évolution.
Du prototype au PushBar System® : la simplification continue
L'évolution de la glisse vers la simplicité que nous avons décrite ne s'arrête pas à l'émergence d'un nouveau sport. Elle se prolonge à l'intérieur même de chaque discipline, génération après génération de matériel. La parawing n'y échappe pas : depuis ses premiers prototypes, elle s'est elle-même simplifiée, et continue de le faire.
Les premières parawings disponibles sur le marché présentaient une limite structurelle : il était impossible de choquer la voilure. L'aile développait une puissance donnée par le vent, le rider la subissait. Conséquence directe : une plage d'utilisation étroite. Au-dessus d'un certain vent, l'aile devenait ingérable. En dessous, elle ne portait plus. Une même parawing ne couvrait qu'une fenêtre de conditions restreinte, et passer d'une session à l'autre supposait souvent de changer de taille d'aile.
Le PushBar System® (PBS®), développé par SROKA, change ce paradigme. Il introduit pour la première fois sur une parawing un mécanisme de choqué-bordé actif : le rider peut réduire la puissance de son aile à la demande, en gardant le contrôle de sa propulsion à tout moment. Ce qui ressemble à une évolution technique mineure produit en réalité un effet massif sur la plage d'utilisation.
Pour donner un ordre de grandeur : une parawing standard offre une plage utilisable d'environ cinq nœuds de vent. Une parawing équipée du PBS® en taille 5 mètres couvre une plage de 10 à 25 nœuds, soit 15 nœuds d'amplitude, près de trois fois plus.
Une seule parawing PBS® couvre désormais ce que deux à trois ailes d'indépendantes permettaient de faire hier. Moins de matériel à posséder, plus de conditions accessibles, plus de tolérance pour le pratiquant qui apprend ou qui ride dans des conditions changeantes.
Cette extension n'est pas qu'un confort. C'est exactement la logique de simplification que décrivait Pociello : moins de matériel à posséder, moins de conditions interdites, moins de courbe d'apprentissage. La parawing redevient ce qu'elle a vocation à être : un objet simple qui permet d'aller à l'eau, partout, presque toujours.
La FYNIX SROKA est la première parawing à intégrer le PushBar System® de série (marque déposée, patent pending sur l'innovation). Découvrez l'intégralité de notre catalogue dédié aux ailes de parawing SROKA.

Prêt à révolutionner vos sessions ?
Ne subissez plus les rafales. Découvrez la Fynix Sroka, la seule aile au monde équipée du PushBar System® pour un contrôle total de la puissance et une plage de vent triplée.
Découvrir la Parawing Fynix SrokaQuestions fréquentes sur la parawing
Qu'est-ce qu'une parawing exactement ?
La parawing est une aile de traction souple, pilotée au moyen d'une petite barre reliée à la voilure par des lignes courtes d'environ 1,5 mètre. Elle hérite de l'architecture du parapente (voilure à caissons sans structure rigide) et du pilotage du kite (barre et lignes), mais radicalement miniaturisé. Pliée, elle tient dans un sac à dos. Elle sert principalement à propulser un rider sur une board à foil.
Quelle est la différence entre parawing, pocket wing et low kite ?
Parawing, pocket wing et low kite désignent le même objet, vu sous trois angles différents. Parawing renvoie à l'héritage historique de l'aile (la NASA, le parapente, la voilure à caissons). Pocket wing met en avant son ergonomie radicale (elle tient dans un sac à dos). Low kite décrit son comportement de vol (barre courte, lignes courtes, fenêtre de vol compactée). Trois noms, une même discipline.
Comment fonctionne une parawing ?
Une parawing fonctionne en trois temps. D'abord, présentée face au vent, la voilure se gonfle dynamiquement (sans pompe) par la pression de l'air dans ses caissons ou son volume interne. Ensuite, le rider pilote l'aile avec une petite barre reliée à la voilure par des lignes courtes, en inclinant la barre pour la faire pivoter et en jouant sur sa position pour réguler la puissance. Enfin, la traction obtenue propulse le rider sur sa board.
Quelle est la différence entre une parawing et une wing classique ?
Une wing classique a une structure gonflée sous pression (leading edge en boudin et strut central) et se tient directement par des poignées fixées sur la voilure. Une parawing n'a aucune structure rigide ni boudin, elle utilise une voilure souple à la manière d'un parapente, et se pilote via une petite barre reliée à l'aile par des lignes courtes. Résultat : plus légère, plus compacte, structurellement plus simple. Pour une comparaison détaillée, lisez notre comparatif : parawing vs wingfoil.
Quelle est la différence entre une parawing et un kite ?
Une parawing utilise le même principe qu'un kite (voilure souple, pilotage par barre et lignes), mais radicalement miniaturisé. Les lignes mesurent environ 1,5 mètre contre 20 à 25 mètres pour un kite classique. La barre rétrécit. La fenêtre de vol se trouve radicalement compactée. Le pilotage devient proche, sans envol vers la haute altitude. La parawing est donc, fondamentalement, un kite à lignes courtes.
D'où vient la parawing ? Quelle est son origine historique ?
Le mot parawing est une contraction de "parachute" et "wing". Il apparaît dans les années 1960 à la NASA, où l'ingénieur Francis Rogallo et le pionnier Domina Jalbert travaillent sur des voilures souples destinées à la rentrée atmosphérique. La discipline contemporaine, appliquée à la glisse foil et adoptée à grande échelle, émerge au début des années 2020, fruit de l'hybridation entre la culture parapente et la culture wingfoil/kitesurf.
Quelle plage de vent pour une parawing ?
La plage de vent dépend fortement de la taille de l'aile et de sa capacité à choquer ou border la voilure. Une parawing standard couvre typiquement une plage de cinq nœuds environ. Une parawing équipée du PushBar System (PBS®) en taille 5 mètres couvre une plage de 10 à 25 nœuds, soit 15 nœuds d'amplitude, près de trois fois plus. Une seule aile PBS® remplace deux à trois ailes classiques. Article complet : plage de vent en parawing.
Combien de temps faut-il pour apprendre la parawing ?
L'apprentissage d'une parawing prend généralement deux à trois jours, à condition d'avoir déjà une pratique de la glisse (wingfoil, kitesurf, paddle). Comparé aux autres sports de glisse hybrides, c'est l'une des disciplines les plus rapides à acquérir : la planche à voile demandait plusieurs semaines, le wingfoil trois à cinq jours. Cette courbe d'apprentissage courte est l'une des raisons de l'adoption rapide de la parawing depuis 2020. Pour savoir quel est le meilleur profil pour commencer, consultez notre guide : parawing ou wingfoil : quel sport pour quel profil ?
Qu'est-ce que le Push Bar System® ?
Le PushBar System (PBS®) est une technologie développée par SROKA. “PushBar System®” est une marque enregistrée de SROKA, et l’innovation associée fait l’objet d’une demande de brevet déposée auprès de l’INPI. Il introduit pour la première fois sur une parawing un mécanisme de choqué-bordé actif, dynamique et progressif : le rider peut réduire la puissance de son aile à la demande, en gardant le contrôle de sa propulsion à tout moment. Effet concret : la plage de vent utilisable est multipliée par trois par rapport à une parawing standard. Le PBS équipe la parawing Fynix Sroka.
Peut-on utiliser une parawing pour autre chose que le foil ?
Oui. La parawing s'utilise sur de nombreux supports : SUP, kayak, pirogue, va'a, surfski sur l'eau, mountainboard, longboard, skate sur terre, et snowkite ou parawing-ski sur neige. Sa compacité (un sac à dos) et son déploiement rapide ouvrent même un usage de sécurité maritime : croisière, plaisance, navigation côtière, où elle peut servir d'engin de traction d'appoint en cas d'incident. Une seule aile, plusieurs terrains et plusieurs usages. Découvrez tous nos modèles disponibles sur notre page Ailes de Parawing.
À propos de l'auteur
Bruno Sroka. Triple champion du monde de kitesurf, première traversée en kitesurf du Cap Horn (2008), record de la traversée de la Manche (2012), première liaison France-Irlande en kitesurf sur 444 kilomètres (2013). Ancien professeur d'éducation physique, ambassadeur Peace and Sport et Green Cross Foundation. Fondateur de SROKA Company, marque bretonne d'équipement de glisse (foil, wingfoil, SUP, parawing).


Cette généalogie se vérifie aisément. Années 60 : surf et bateau à voile donnent naissance à la planche à voile. Années 70 et 80 : surf et ski engendrent le snowboard. Années 90 et 2000 : cerf-volant et surf produisent le kitesurf. Années 2010 et 2020 : windsurf, foil et aile à main donnent le wingfoil. Et aujourd'hui : parapente, foil kite et wingfoil convergent dans la parawing.